J’ai longtemps cru que les déchets organiques étaient un problème à gérer

Pendant longtemps, j’ai regardé les matières organiques principalement sous l’angle de la gestion.

Il fallait les collecter. Les transporter. Les traiter.

 

Trouver une solution pour éviter qu’elles deviennent une contrainte.

Cette vision était logique.

Nos sociétés ont longtemps organisé leurs systèmes autour de la séparation :

  • ce qui est utile ;
  • ce qui est considéré comme un déchet.

Mais avec les années de terrain, mon regard a changé.

J’ai compris que la question n’était peut-être pas :


“Comment gérer nos déchets organiques ?”

Mais plutôt :


“Comment transformer nos ressources organiques locales en leviers de fertilité ?”

Un déchet dépend souvent du regard que l’on porte dessus

Une matière organique devient un déchet lorsqu’elle sort d’un cycle de valorisation.

Pourtant, la nature ne produit pas de déchets.

Elle transforme continuellement la matière.

Une feuille tombe.

Elle nourrit le sol.

Une matière organique se transforme.

Elle participe à un nouveau cycle biologique.

L’enjeu agricole consiste finalement à mieux comprendre ces mécanismes pour les accompagner.

Nos territoires produisent déjà des ressources considérables

Chaque année, les territoires produisent d’importantes quantités de matières organiques :

  • résidus agricoles ;
  • déchets verts des collectivités ;
  • coproduits agroalimentaires ;
  • biomasses végétales ;
  • matières organiques issues des activités humaines.

Ces ressources représentent un potentiel encore largement sous-exploité.

Elles pourraient contribuer davantage à :

  • la fertilité des sols ;
  • la réduction des dépendances extérieures ;
  • la création de nouvelles filières locales.

C’est cette approche qui rejoint la réflexion autour des

territoires plus robustes
.

Transformer plutôt qu’éliminer

Le véritable changement de regard consiste à ne plus considérer la matière organique comme une charge.

Elle peut devenir une ressource à transformer.

Cette transformation demande cependant de la connaissance :

  • quelle matière utiliser ?
  • comment la transformer ?
  • pour quel usage agricole ?
  • avec quelle organisation locale ?

C’est là que les approches autour des

bio-intrants

prennent tout leur sens.

Une nouvelle économie de la fertilité

Pendant longtemps, la fertilité agricole a été pensée principalement à travers l’achat d’intrants.

Mais une autre logique devient possible :


Produire localement une partie des ressources nécessaires au fonctionnement agricole.

Cette évolution ne signifie pas que tout doit être produit localement ou que toutes les solutions extérieures doivent disparaître.

Elle signifie simplement qu’un territoire peut reprendre une partie de sa capacité d’action.

Le regard de terrain

Aujourd’hui, je ne vois plus les matières organiques comme des déchets à éliminer.

Je les vois comme des ressources qui attendent d’être mieux comprises et mieux transformées.

Le défi n’est pas uniquement technique.

Il est aussi organisationnel :

  • rapprocher les producteurs de ressources et les utilisateurs ;
  • créer des filières locales ;
  • accompagner les acteurs du territoire.

C’est cette démarche que je développe à travers mon

accompagnement des filières et territoires
.

Pour aller plus loin :