J’ai longtemps cru que le compost était la meilleure solution pour valoriser les matières organiques.

Et cette conviction était logique. Pendant longtemps, le compost a représenté une formidable évolution dans notre manière de considérer les déchets organiques.

Ce qui était autrefois vu comme une contrainte est progressivement devenu une ressource pour les sols.

Le compost nous a appris une chose essentielle:

La matière organique a une valeur agricole.

Mais avec les années de terrain, les observations et les échanges avec les agriculteurs, mon regard a évolué. Alors ma question récurrente n’était peut-être pas seulement:

“Comment fabriquer le meilleur compost possible ?”

Mais plutôt:

“Comment transformer la matière organique pour qu’elle retrouve pleinement son rôle dans les cycles du vivant ?”

Le compost cherche principalement à stabiliser une matière organique décomposée.

J’ai découvert en Amérique du sud d’autres approches cherchent à travailler différemment, notamment en s’appuyant sur des processus biologiques d’activation plus constante, remettant en cause notre savoir sur le rôle de l’oxygène dans les processi mis en place par l’Homme.

C’est là que ma vision des bio-intrants a changé. Ils ne sont pas simplement des produits différents. Ils questionnent notre manière de regarder:

nos matières organiques,

nos sols,

nos ressources locales,

notre autonomie agricole.

Aujourd’hui, je ne vois plus la matière organique comme un déchet à traiter “comme on peut”.

Je la vois comme une ressource territoriale à transformer en rythme direct avec les cycles de fertilisation.

Le sujet est de comprendre qu’il existe plusieurs chemins pour redonner une valeur agronomique aux ressources organiques.

C’est cette réflexion qui guide aujourd’hui mon travail autour des bio-intrants.

Cette grande fammille de préparation dont le compost et le bocashi constituent une toute petite partie de la valorisation des matières organiques locales.

J’ai développé cette réflexion dans cet article :

Et vous, avez-vous déjà changé votre regard sur une pratique que vous pensiez incontournable ?